Nos couleurs, notre drapeau, sont le symbole de notre nation, de notre existence en tant qu'État et de notre unité au sein de cet État, de cette République. Dans son article 8, la Constitution a déjà défini cette bannière en ces termes :
Si ici chez nous, les discours et l'action politique ethnicistes sont portés par des Noirs, mais au Mali, ce sont des hommes basanés qui les expriment de manière violente et séparatiste.
Question : comment peut-on vouloir ériger une République tout en acceptant le communautarisme à caractère ethnoracial ?
Au cours des quarante dernières années, le pouvoir a subi plusieurs changements de titulaire, et à chaque fois, on reprend presque les même et on recommence. C'est une constante en Mauritanie. Un ancien ministre a récemment révélé que 60 familles monopolisent l'État, se passent le témoin dans un interminable relais 4 fois 4.
La Constitution est également désignée comme la loi fondamentale, car un édifice qui ne possède pas de base solide est en danger d'effondrement. C'est une évidence.
Nos concitoyens ne se souviennent pas d'avoir vu nos voisins organiser des conférences ethniques ou Loya Jourga pour établir un pacte républicain afin de renforcer l'unité nationale dans leurs pays.
Quiconque a exercé en tant qu'enseignant est conscient que la notation et l'évaluation des étudiants ne peuvent être soumises à des considérations de type ethnique ou racial.
La prétendue prédominance de la population harratine a fait perdre aux communautaristes la notion de mesure, de retenue, voire celle du bon sens. Enivrés par cette propagande mensongère, ils ont désormais la certitude que 'le système beïdane' est à bout de souffle, facile à éradiquer avec ses racines séculaires.
On ne cesse d’insulter et montrer du doigt les Beïdanes en tant qu'ethnie dominante. N'importe quel frustré, à tort ou à raison, se tourne vers le communautarisme egocentrique fanatique pour y trouver le moyen de se faire entendre. Il y a un chantage constant hors du commun qui devient de plus en plus inquiétant.
La France, le Sénégal, la Mauritanie et de nombreux autres pays ne fournissent pas de données ethniques et raciales, par crainte que les ethnicistes et communautaristes ne les utilisent de manière néfaste. C’est bien réfléchi.