Quiconque a exercé en tant qu'enseignant est conscient que la notation et l'évaluation des étudiants ne peuvent être soumises à des considérations de type ethnique ou racial.
La prétendue prédominance de la population harratine a fait perdre aux communautaristes la notion de mesure, de retenue, voire celle du bon sens. Enivrés par cette propagande mensongère, ils ont désormais la certitude que 'le système beïdane' est à bout de souffle, facile à éradiquer avec ses racines séculaires.
On ne cesse d’insulter et montrer du doigt les Beïdanes en tant qu'ethnie dominante. N'importe quel frustré, à tort ou à raison, se tourne vers le communautarisme egocentrique fanatique pour y trouver le moyen de se faire entendre. Il y a un chantage constant hors du commun qui devient de plus en plus inquiétant.
La France, le Sénégal, la Mauritanie et de nombreux autres pays ne fournissent pas de données ethniques et raciales, par crainte que les ethnicistes et communautaristes ne les utilisent de manière néfaste. C’est bien réfléchi.
La Mauritanie est connue pour sa double appartenance, se trouvant entre le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, plus précisément à la frontière du Maroc et du Sénégal.
1. La propagande nationaliste pulaar ne cesse de rappeler aux autres leurs racines, mais elle cache, comme le ferait Polichinelle, la véritable généalogie des Pulaars, marquée par la diversité.
Entre le Sénégal et la Mauritanie, c'était bien plus qu'une simple proximité mitoyenne. Ce n'était pas seulement géographique. C'était aussi parental, culturel, voire fusionnel.
Il s'agissait d'une histoire à la fois royale, religieuse et populaire qui s'étendait sur une longue période.
Il est étrange que de nombreux hommes politiques réclament des améliorations techniques à notre processus démocratique sans se rendre compte que ce jeu a été fondamentalement dévoyé.