Il va sans dire que l'un des axes stratégiques des nationalistes pulaars est de casser l'harmonie entre les Beïdanes, noirs et basanés, et établir une communauté harratine avec des intérêts et des droits spéciaux. C’est de mauvaise guerre !
L'État mauritanien se voit confronté à des revendications saugrenues croissantes d'activistes harratines qui réclament des réparations pour les crimes esclavagistes historiques.
Si le compteur de notre État n'était pas à zéro le 28 novembre 1960, à partir de quand et à quelle époque allons-nous le mettre en marche ?
La nouvelle génération de partisans d’IRA, et avec elle ceux de la tendance ethniciste négro-mauritanienne, a pour habitude de proférer des insultes incessantes envers les Beïdanes, gouvernants et gouvernés, croyant être autorisée à le faire en raison de sa couleur de peau et de son origine raciale.
Affirmer qu'il existe des cercles identitaires arabo-mauritaniens qui sont hostiles à l'unité nationale est une affirmation qui, une fois passée au crible de l’honnêteté intellectuelle, sera dénuée de fondement.
À la suite du retour du président de FLAM dans son pays, un ancien porte-parole de ce mouvement a publié un texte vitriolique anonyme pour dire, entre autres absurdités à charge raciste, ce qui suit :
Nos couleurs, notre drapeau, sont le symbole de notre nation, de notre existence en tant qu'État et de notre unité au sein de cet État, de cette République. Dans son article 8, la Constitution a déjà défini cette bannière en ces termes :
Si ici chez nous, les discours et l'action politique ethnicistes sont portés par des Noirs, mais au Mali, ce sont des hommes basanés qui les expriment de manière violente et séparatiste.
Question : comment peut-on vouloir ériger une République tout en acceptant le communautarisme à caractère ethnoracial ?
Au cours des quarante dernières années, le pouvoir a subi plusieurs changements de titulaire, et à chaque fois, on reprend presque les même et on recommence. C'est une constante en Mauritanie. Un ancien ministre a récemment révélé que 60 familles monopolisent l'État, se passent le témoin dans un interminable relais 4 fois 4.
La Constitution est également désignée comme la loi fondamentale, car un édifice qui ne possède pas de base solide est en danger d'effondrement. C'est une évidence.
Nos concitoyens ne se souviennent pas d'avoir vu nos voisins organiser des conférences ethniques ou Loya Jourga pour établir un pacte républicain afin de renforcer l'unité nationale dans leurs pays.