La Constitution est le point culminant des normes juridiques. Les autres textes suivent, y compris certains décrets, comme celui qui fixe la date de l'anniversaire de l'indépendance nationale.
Un demi-siècle après l'indépendance nationale, il est évident que les élites négro-mauritaniennes persistent à refuser la langue arabe.
Plusieurs arguments sont avancés pour justifier cette attitude sectaire.
Les FLAM mènent actuellement une campagne médiatique intense, inondant l'espace de vidéos et de documentaires sur les malheurs causés par la crise interraciale en Mauritanie.
Un jour, un membre de notre gouvernement a demandé au Président de la République, qui venait de donner des orientations à ses ministres, de se traduire en français, car un cadre pulaar n’est pas censé comprendre l'arabe, qui n'est pas sa langue maternelle, même s'il s'agit de la langue de l’État.
Les informations sur le patrimoine immobilier acquis par les Arabo-Mauritaniens au Maroc, en Turquie, à Las Palmas et en France sont fréquemment diffusées par la presse nationale et ses relais sur les réseaux sociaux.
Il est indéniable que le racisme envers les Noirs a eu lieu à travers les âges, de la traite des Noirs à l'apartheid, en passant par la colonisation. Mais, jamais en Mauritanie, tant sur le plan étatique que sur le plan institutionnel et populaire.
Le projet que le président Moktar Ould Daddah et ses compagnons avaient défendu « contre vents et marées » se maintient toujours malgré tant d’événements malheureux provoqués par les ingénieurs de la crispation nationale.
Il y a la France de gauche et la France de droite. C’est tout un éventail politico-philosophique où l’on va d’un extrême à l’autre en passant par le centre. Si, en ce qui concerne les Africains, les forces conservatrices sont colonialistes dans l’âme, par contre les forces de progrès ne le sont pas ou le sont modérément.