Suite au décès du roi Fahd Ben Abdel Aziz, le 1er août 2005, le président Mouawiya Ould Taya s'est déplacé à Riadh pour adresser ses condoléances à la famille royale, ainsi que celles du peuple mauritanien au peuple frère d'Arabie Saoudite.
Aucun problème majeur n'a marqué le premier mandat du président Ghazouani. La République se portait plutôt bien. L'homme se comportait de manière conciliante, évitait de perturber l'ordre établi ou de causer du tort, et s'il était obligé de faire mal, ce serait un mal sous-cutané, ‘’petit et bien mâché’’.
Les Mauritaniens se souviennent encore du vibrant appel de leur premier président Mokhtar Ould Daddah, qui, en 1957, lors d’une première assemblée préparatoire du projet national, lança : « Faisons ensemble la Patrie mauritanienne ».
Les Beïdanes ont également le droit inaliénable de décider de leur avenir et de choisir avec qui ils souhaitent s'associer pour ériger un État indépendant viable et durable.
Les Mauritaniens n’ont pas la mémoire courte. Ils se souviennent encore du 6 août 2008, au lever du jour, lorsque Radio Mauritanie a annoncé le limogeage du chef d'état-major de l'armée et de certains chefs du haut commandement militaire.
La politique est à la fois un art et un code moral. C'est un domaine sérieux pour les personnes sérieuses qui s'engagent dans des causes sérieuses pour le bien de leur peuple dans son ensemble, et non un fragment de ce peuple.
La réponse de notre regretté Ahmed Baba Miské à l'article partisan et afro-centriste de Jean Pierre Ndiaye sous le titre provocateur de : ‘’Le refus cardinal d’un chef d’État membre de l’O.U.A. de prendre en considération l’identité autochtone de son pays est troublant’’ a connu une propagation fulgurante au cours des derniers jours.
Au commencement, lorsque l'État mauritanien a été mis en place, les nationalistes négro-africains ne demandaient que des garanties constitutionnelles dans le souci de préserver leurs spécificités culturelles, sans revendiquer ni la moitié du pouvoir, ni l'enseignement de leurs langues maternelles.
Ce que la Mauritanie vit en ce moment est simplement le résultat du flou qui a entouré sa naissance en termes d'identité nationale, non tranchée. Il était vrai que les Arabes la voulaient arabe sans retouches, tandis que le Sénégal, avec le soutien de la puissance coloniale, la voulait négro-africaine et francophone.