
Pour commencer, il convient de noter que la Mauritanie n’est pas en proie à une crise négro-africaine, mais plutôt à un ultranationalisme poulo-toucouleur qui se drape d'oripeaux négro-africains pour impliquer les Soninké et les Wolofs, alors que ces deux dernières ethnies ne sont pas adeptes du fanatisme ethnique.
Effectivement, les affaires de Sékou Touré et Diallo Telli en Guinée, celles de Senghor et Mamadou Dia au Sénégal, ainsi que le djihadisme actuel au Mali, ne sont que quelques exemples parmi bien d'autres de l'ethnocentrisme pulaar à l'échelle sous-régionale.
La Mauritanie, notre pays à tous, Noirs et Blancs, n'est pas moins servie. Elle a vu le jour avec du sable dans les yeux. À sa naissance, les nationalistes pulaar l'ont plongée dans les ténèbres du communautarisme racial, et elle y demeure toujours sans qu’une sortie de crise ne pointe à l’horizon.
Si ces ethnicistes prétendent oublier tous les préjudices qu'ils ont causés à leur pays, rappelons-leur ceci :
Les nationalistes pulaars ont été à l'origine des affrontements interethniques meurtriers de 1966 pour empêcher l'enseignement de la langue arabe.
Les FLAM, un mouvement raciste et séparatiste qui prône l'usage de la force armée dans sa doctrine, sont formées par eux. Ainsi, en 1987, des soldats pulaars ont envisagé de faire tomber le gouvernement de l'Arabe, Maawiya Ould Taya.
La crise avec le Sénégalais, c'est encore eux. Et au cours de ce conflit, des personnalités politiques du Fouta sénégalais ont exercé une forte pression sur le Président Abdou Diouf pour déclencher une guerre contre la Mauritanie. Dans ce contexte, le porte-parole des FLAM a affirmé que leurs forces auraient pu prendre le contrôle de la Mauritanie s'ils le souhaitaient, grâce au soutien militaire du gouvernement du Sénégal.
Autres activités subversives : les nationalistes pulaars sont les principaux soutiens du mouvement anti-Arabe et afro-centriste, IRA. Et ce sont eux qui traînent la Mauritanie dans la boue à l'étranger.
Pourquoi tout cela ?
La Mauritanie est convoitée par les nationalistes pulaars de Mauritanie et du Sénégal. Même si ces irrédentistes foutanké sont minoritaires et leur Fouta natal est inférieur ou égal en superficie à l'une des régions de l'est, ils sont résolus à transformer cet État arabe en un État négro-africain francophone, car le colonisateur les a privés d'un État sous leur contrôle exclusif.
Indéniablement, les mouvements nationalistes arabes ont disparu, tels que la Nahda, ou ont stagné, tels que le nasserisme et le baathisme, mais le nationalisme pulaar est resté constant et vigoureux. Au départ, ses dirigeants n'ont pas réussi à promouvoir l'idée du fédéralisme comme système politique. Néanmoins, après avoir compris que c'était une œuvre de longue haleine, ils se sont structurés par la suite : une faction considérée à tort comme modérée choisira l’entrisme au sein du MND, tandis que l'aile tout à fait radicale créera les FLAM pour prendre le contrôle de l'État, y compris par la force.
Depuis lors, les autorités nationales, civiles et militaires, ont déjoué une guerre civile, un coup d'État ethnique, ainsi qu'une guerre avec le voisin sénégalais.
Heureusement, le rapport de force interethnique n'est toujours pas favorable aux irrédentistes foutanké. Autrement, la catastrophe aurait déjà eu lieu.
Ely Ould Sneiba
Le 6 janvier 2026



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