Transparence et responsabilité dans le financement des ressources nationales: un cas préoccupant

Les récentes informations concernant le financement de la phase 1 du projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) soulèvent de sérieuses interrogations sur la transparence et la gouvernance financière publique.

Selon les documents officiels, la Société Mauritanienne des Hydrocarbures (SMH) et PETROSEN (Sénégal) ont financé leur participation à la phase 1 du projet à travers un préfinancement accordé par BP et Kosmos Energy, remboursable sur les futurs revenus du projet.

Mais plusieurs éléments posent problème :
1 -  L’endettement total de la SMH pour cette phase atteint 495 millions USD, dont 76 millions USD d’intérêts déjà courus.
2 - La convention de prêt n’a jamais été approuvée par l’Assemblée nationale.
3- Le prêt n’a pas été inscrit au budget national, en violation des principes de gestion budgétaire publique.
4- La sélection des prêteurs potentiels semble s’être faite sans procédure transparente ni appel à la concurrence.

Ces faits mettent en lumière un manque inquiétant de redevabilité institutionnelle et de bonne gouvernance dans la gestion d’un projet stratégique censé bénéficier à toute la nation.

Le GTA doit représenter une opportunité nationale, pas une dette cachée. La véritable valeur locale commence par la transparence des décisions, la participation démocratique et le respect des procédures légales.

Il est temps d’exiger plus de clarté, de responsabilité et de transparence dans la gestion de nos ressources naturelles.

Nourdine 
Ing en O&G

أربعاء, 29/10/2025 - 09:19