
Le ministre de la Culture et des Arts, El Hussein Ould Meddou, a présidé, samedi soir à Nouakchott, une cérémonie organisée par l’Association des Journalistes Mauritaniens (AJM), en collaboration avec la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), en hommage à la décision de régulariser la situation administrative de 1 860 collaborateurs des médias publics.
Dans son allocution, le ministre a souligné que cette mesure représente « une étape majeure dans la réforme du secteur médiatique national », affirmant qu’elle consacre le principe d’égalité des chances et la justice professionnelle au sein des médias publics.
Pour sa part, Moussa Bohli, président de l’Association des Journalistes Mauritaniens, a rappelé que cette régularisation « met fin à des années de précarité et redonne aux journalistes leur dignité professionnelle », saluant « une avancée obtenue grâce au dialogue et à la persévérance ».
De son côté, Anthony Bellanger, Secrétaire général de la FIJ, a qualifié la décision d’« avancée sociale et démocratique majeure », déclarant :« Ce que nous vivons ici, c’est une avancée sociale et démocratique majeure. Cet acte solennel consacre le droit au travail décent et à la reconnaissance professionnelle des journalistes. C’est une victoire du travail, du dialogue et de la dignité. »
Il a rendu hommage aux journalistes mauritaniens : « Cette victoire, c’est d’abord la vôtre — celle des journalistes mauritaniens, qui ont mené avec courage un combat de longue haleine pour leur reconnaissance. »
Toutefois, il a insisté sur l’importance de la mise en œuvre effective du décret « Une loi, un décret ou une signature n’ont de sens que lorsqu’ils se traduisent dans les faits. La FIJ appelle donc à ce que cette régularisation devienne une réalité concrète dans la vie des journalistes. »
Bellanger a également rappelé la portée stratégique de cette décision : « Le journalisme n’est pas un coût. C’est un investissement dans la stabilité, la vérité et la souveraineté nationale»
La cérémonie a été marquée par des témoignages de journalistes concernés, qui ont indiqué que cette mesure ouvre une nouvelle phase de stabilité professionnelle et de reconnaissance institutionnelle.
L’événement s’est déroulé en présence de responsables gouvernementaux, de directeurs de médias, de délégations syndicales internationales et d’un large public de professionnels de la presse



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