
Après avoir été libéré des geôles de l'apartheid, le président Mandela a rendu sa première visite à l'Algérie et déclara : "L'armée algérienne a fait de moi un homme".
De cette manière, Mandela voulait montrer sa reconnaissance envers le pays qui a formé, équipé et soutenu l'ANC dans sa lutte contre l'apartheid, qui visait à maintenir les Noirs comme des sous-hommes pour toujours.
Outre les présidents Ben Bella et Houari Boumediene, d'autres leaders arabes de grande envergure avaient apporté leur soutien à l'ANC et aux mouvements indépendantistes négro-africains. En tête de liste, on peut citer le Raïs égyptien Gamal Abdel Nacer ainsi que le Guide libyen Kadafi, qui avait soutenu financièrement, militairement et politiquement Mandela et ses combattants pour la liberté.
Pour leur part, les Sud-Africains ont récemment manifesté leur soutien inconditionnel à la cause palestinienne. En effet, la diplomatie sud-africaine a suscité l'enthousiasme et l'émerveillement dans le monde entier, en soutenant les Gazaouis sur la scène internationale, à l'ONU et partout où c'était pertinent.
Cette tradition de solidarité et de rapprochement entre la Nation arabe et les peuples noirs a été vite cassée par les irrédentistes foutanké en Mauritanie.
Ils ont métamorphosé les Maures en Blancs, le système républicain en système d'apartheid, la langue arabe en moyen de leur persécution culturelle, et les nationalistes arabes comme leurs ennemis jurés.
La colère de l'ANC de Mandela et d'autres panafricanistes est transvasée et utilisée par eux pour susciter l'ire des Négro-Mauritaniens.
Si l'ANC affirmait son opposition à l'apartheid, les FLAM et leurs alliés harratines du mouvement 'IRA' prétendent lutter contre le racisme d'État.
Si les panafricanistes disent se dresser contre le déracinement du natif négro-africain, les nationalistes pulaars affirment faire de même contre l'arabisation du pays de leurs ancêtres tékrours.
Si Anta Diop fait de l'afrocentrisme la raison d'être de son engagement politique, les communautaristes poulo-toucouleurs mauritaniens font de l'ethnocentrisme leur credo.
Les ethnicistes jettent donc un coup d'œil ailleurs et en arrière, et reproduisent tout ce qu’ils trouvent pour déstabiliser leur pays, multiethnique comme tous les pays de la planète.
Mais, ailleurs, on ne dit pas aux citoyens des États :
Allez-y, que chacun parle la langue qu'il veut.
Il est prévu par la constitution que le pouvoir soit réparti entre les différentes communautés.
L'identité nationale ne se réfère pas au groupe ethnique historique dominant, mais à toutes les ethnies.
Quelle que soit la situation, les hommes basanés ne sont pas obligés de se plier à la volonté d'une coalition de couleur, à court d'arguments démocratiques et républicains, avec pour seule arme la propagande mensongère racialement orientée.
Ely Ould Sneiba
Le 15 octobre 2025



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