
Dans son rapport remis récemment au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, la Cour des comptes pointe du doigt la société BP, qu’elle accuse de retards répétés dans la remise de ses rapports trimestriels et annuels concernant certains blocs de production des projets gaziers BirAllah et Ahmeyim. Ces documents auraient été transmis bien après les délais légaux fixés par les contrats.
D’après le rapport, les dossiers fournis par BP manquent souvent de données essentielles : peu d’informations sur le paiement des impôts et des redevances, absence de détails sur l’état des actifs et des stocks après la phase d’exploration, et même, dans certains cas, des pages entièrement vides de toute mise à jour comptable.
La Cour note aussi que la société a répondu à certaines de ses questions en joignant des listes de personnel et des références à des contrats soumis à l’approbation du ministère du Pétrole, sans en transmettre les copies, rendant impossible toute vérification.
Pour les magistrats financiers, ces retards et lacunes traduisent un manque de rigueur et de coordination dans la gestion administrative des projets. Ils appellent à une réaction ferme des autorités, en renforçant le suivi des obligations contractuelles et en mettant en place un système d’alerte afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir.



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