Déjà détenu au Mali, Mimi Ould Baba a été inculpé par la justice américaine pour avoir joué « un rôle central » dans les attentats visant le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire en 2016.
Mohamed ould El Ghazouani est à la tête de l’État depuis le 1erAoût 2019. Depuis cette date, les Mauritaniens s’interrogent sur ce que le nouvel homme du pays va faire.
Le président Mohamed Ould Cheikh ELGhazwani bénéficie d’une bonne période de grâce. Cinq mois après son élection, aucune véritable contestation politique n’est venue déranger son sommeil, excepté la veille de la Fête de l’Indépendance, gâchée par celui qu’on ne pouvait imaginer : Ould Abdel Aziz, son ami et prédécesseur.
La corruption est un phénomène persistant en Mauritanie. La dernière décennie de notre Aziz (2009-2019) était sans précèdent, notre pays aurait perdu plus de 7 milliards de dollars à cause de la corruption du système.
Lors de l’émission « Des paroles et des actes », animée par David Pujadas sur France 2, l’essayiste Alain Finkielkrault et le politique Daniel Cohn-Bendit croisaient le fer. Puis vint le moment classique où l’on fait intervenir quelqu’un de la « vraie France ».
Ahmed Ould Cheikh, directeur du journal Le Calame, écrivait il y a quelques jours un excellent éditorial intitulé: "Game is over", c'est-à-dire le jeu est terminé. Ahmed a sûrement raison. Seulement, ce jeu là, dont il est question, n'est fini que pour Mohamed ould Abdel AzIz, notre ex-président, et uniquement pour lui.
Décidément, dans ce pays, tout semble permis et l’on ne recule devant rien. Les lois et instructions en vigueur sont bafouées par ceux-là mêmes qui les ont initiées et ceux qui ont en charge d’en faire respecter l’application. Mais quand il s’agit d’un intérêt particulier, il faut en bénéficier !
Depuis sa publication, le Rapport général annuel de la Cour des Comptes 2016-2017 fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays. Cette année, les auditeurs ont mis à nu la gestion douteuse de nombreuses entreprises et établissements publics.