
Une mission du Fonds monétaire international séjourne actuellement en Mauritanie dans le cadre de l’évaluation périodique des garanties de sauvegarde, un exercice centré sur la gouvernance, le contrôle interne, la gestion des risques et la transparence financière.
Dans ce contexte, le rapport de juin 2026 du FMI indique que la Banque centrale de Mauritanie poursuit la mise en œuvre d’un ensemble de réformes destinées à renforcer son dispositif de garanties de sauvegarde, dans le cadre d’un effort plus large d’amélioration de la gouvernance institutionnelle et des mécanismes de contrôle.
Selon le rapport, la Banque centrale travaille encore à la mise en œuvre de certaines recommandations issues de l’évaluation de 2023, notamment l’achèvement de la cartographie des risques d’ici à l’automne 2026, le renforcement de l’audit interne et du contrôle comptable, l’amélioration des garanties de crédit et des opérations de trésorerie, ainsi que le développement des cadres relatifs à la cybersécurité et à la surveillance des risques liés aux technologies de l’information.
Le document précise également qu’une nouvelle évaluation des garanties de sauvegarde a déjà été engagée dans le cadre du nouveau programme conclu avec le Fonds. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de consolider la capacité de la Banque centrale à protéger les réserves et les ressources associées aux financements du FMI.
Le Fonds ne fait pas état, dans son rapport, d’une anomalie financière avérée au sein de la Banque centrale. En revanche, il souligne que le système de gouvernance, de contrôle et de gestion des risques reste en cours de renforcement, et que certaines recommandations formulées en 2023 n’ont pas encore été entièrement clôturées. Les autorités se sont par ailleurs engagées à finaliser cette nouvelle évaluation avant la première revue du nouveau programme.
Dans l’ensemble, l’image dressée par le FMI n’est pas celle d’une crise, mais elle ne traduit pas non plus une situation de pleine sérénité. La Mauritanie a certes réussi à préserver la stabilité macroéconomique et à mettre en œuvre l’essentiel de ses engagements, mais elle entre dans une phase plus exigeante, marquée par le retour de pressions inflationnistes, la hausse du coût de l’énergie, le besoin d’une plus grande flexibilité du taux de change, ainsi que par la nécessité d’un encadrement plus rigoureux du secteur bancaire et d’une meilleure maîtrise des risques financiers et de transparence au sein des entreprises publiques.
Dans ce cadre, la mission du FMI apparaît comme un maillon d’un processus plus large visant à s’assurer que la Banque centrale dispose d’une gouvernance solide, de contrôles internes efficaces et d’une gestion des risques suffisamment robuste pour protéger les réserves et faire face aux chocs à venir.



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