Le HCR alerte sur la dangerosité de la route des Canaries

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé que 143 migrants sont morts ou portés disparus après qu’une embarcation partie de Gambie a dérivé pendant près de 25 jours dans l’océan Atlantique avant d’être secourue le 18 juillet.

Selon le porte-parole du HCR, Matthew Saltmarsh, le bateau avait quitté Bufalo, en Gambie, avec 181 personnes à son bord dans l’espoir de rejoindre l’Espagne. Seuls 38 passagers ont survécu, tandis qu’un autre décès a été signalé parmi les occupants d’une embarcation débarquée en Mauritanie le 14 juillet.

Entre le 14 et le 18 juillet, trois opérations de sauvetage et de débarquement menées à Nouadhibou ont permis de mettre en sécurité 387 migrants, originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Le HCR rappelle que la route atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries demeure l’un des corridors migratoires les plus meurtriers au monde, en raison des longues distances, des conditions océaniques imprévisibles, des embarcations surchargées et de la difficulté d’organiser des secours rapides.

Malgré une baisse de 61 % des arrivées aux Canaries par rapport à la même période de 2025, avec 4.400 arrivées enregistrées au 15 juillet, l’agence onusienne souligne que les réfugiés et les migrants continuent de prendre des risques extrêmes pour rejoindre l’Europe.

Depuis le début de l’année 2026, 17 opérations de débarquement ont été enregistrées à Nouadhibou et Nouakchott, permettant de secourir 2.147 personnes.

Le HCR appelle enfin à renforcer les efforts internationaux pour s’attaquer aux causes profondes des migrations forcées et à développer des voies légales et sûres, notamment par l’augmentation des programmes de réinstallation, des opportunités d’emploi et des parcours éducatifs, afin d’offrir des alternatives aux traversées maritimes périlleuses.

ثلاثاء, 21/07/2026 - 18:15