Le Biafra et la Bosnie, c'est autre chose

L'État mauritanien se voit confronté à des revendications saugrenues croissantes d'activistes harratines qui réclament des réparations pour les crimes esclavagistes historiques. 
Si le compteur de notre État n'était pas à zéro le 28 novembre 1960, à partir de quand et à quelle époque allons-nous le mettre en marche ?
Étant donné que le phénomène esclavagiste était pratiqué à l'échelle nationale par toutes nos sociétés traditionnelles, négro-africaines comprises, comment les réparations seront-elles effectuées ? 
Il est clair que les Négro-Mauritaniens ne sont pas concernés par ces réclamations ; le chef de l'État n'étant pas un Noir, et même s'il l'était, ce type de revendications est inexistant en Afrique noire, il est exclusivement mauritano-mauritanien.
Pourquoi ?
Quiconque a pris connaissance de l'affirmation du leader du mouvement 'IRA' selon laquelle les Harratines sont un peuple, une ethnie distincte et qu'ils ne sont pas des Arabes a reçu la réponse. Surtout que les anciens esclaves pulaars, soninkés et wolofs ne se considèrent pas comme des ethnies distinctes et ne demandent que la justice sociale, sans aucune compensation pour les injustices antiques.
Quel est le lien entre l'identité et l’émancipation ?
Abraham Lincoln, auteur de la loi sur l'émancipation, n'a jamais affirmé que les Afro-Américains étaient un peuple différent, non américain.
De plus, et de manière surprenante, un autre militant harratine a essayé d'appliquer à notre situation les conflits au Biafra et en Bosnie, ainsi que le célèbre devoir d'ingérence et de protection des minorités nationales.
Cela signifie qu'on est loin d'aborder la question des séquelles de l'esclavage. Nous sommes confrontés à une dynamique négative de surenchères anti-arabe, surement motivée par des accointances étrangères.
En ce moment, pour obtenir une position sur l'échiquier politique, il suffit de faire du boucan, d'insulter les Beïdanes.
Comment peut-on être un parlementaire et qualifier certains de ses concitoyens de cafards ?
N'est-ce pas qu'un homme politique rwandais a été jugé coupable par la justice de son pays d'avoir traité ses compatriotes tutsis de cafards ?  
Dans notre pays, il est formellement interdit d'utiliser le terme 'nègre' pour désigner nos compatriotes noirs.
Dans ce même ordre d'idees, comment peut-on permettre au leader d'IRA, en violation de la loi, d'employer le mot 'esclave’ ?

Aucune impertinence, tout comme aucun racisme, n'est acceptable, et l'État mauritanien ne peut être tenu pour responsable des injustices historiques et préhistoriques.
 
Ely Ould Sneiba
Le 13 mai 2026

أربعاء, 13/05/2026 - 18:24