
La réunion à huis clos tenue à Madrid n’a débouché sur aucune avancée tangible concernant le dossier du Sahara occidental, contrairement à certains récits relayés ces dernières heures et jugés excessivement optimistes.
Selon les informations disponibles, cette rencontre s’inscrit toutefois dans le cadre d’une nouvelle initiative de médiation lancée par les États-Unis, visant essentiellement à tester les intentions réelles des parties concernées et à tenter de relancer un processus politique enlisé depuis plusieurs années.
Les discussions ont réuni des délégations de haut niveau représentant le Maroc, l’Algérie, le Front Polisario et la Mauritanie, sous la supervision de Massad Boulos, conseiller spécial du président américain Donald Trump pour les affaires africaines, et de Michael Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies.
Bien que le contenu précis des échanges soit resté confidentiel, la diplomatie américaine, qui s’implique directement à ce niveau pour la première fois dans ce dossier, a indiqué considérer la question du Sahara occidental comme une « priorité majeure ».
Un journaliste espagnol proche du dossier a résumé la situation en soulignant que « la principale nouveauté réside dans l’engagement soutenu des États-Unis depuis octobre dernier, matérialisé par une diplomatie active et par la récente visite du représentant spécial du président Trump en Algérie, fin janvier, dans le but de faire avancer le dossier du Sahara occidental, voire de parvenir à une solution, à travers l’adoption de la proposition marocaine ».
Cette orientation américaine s’inscrit dans le cadre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, laquelle considère le plan d’autonomie marocain comme « la seule proposition susceptible d’aboutir à une solution durable et équitable » au conflit.
Dans ce contexte, la réunion de Madrid apparaît comme le point de départ d’une série de rencontres similaires, appelées à se tenir dans les mois à venir avec les mêmes parties et selon un format comparable, dans l’espoir d’instaurer une nouvelle dynamique de discussions.
Reste à savoir si cette dynamique se traduira par des avancées concrètes vers un règlement définitif du conflit, ou si elle demeurera tributaire d’un rapport de forces international actuellement favorable à l’influence américaine.



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