
Un chalutier espagnol, le « Tafra 3 », appartenant à la société espagnole Baipesca dont le siège est à Nouadhibou, a sombré vendredi soir au large des côtes mauritaniennes après une collision avec un navire-usine appelé « Right Whale », battant pavillon gambien mais propriété d’une société russe. La collision a été décrite comme « très rapide », ce qui a entraîné le naufrage du bateau en peu de temps dans une zone d’une profondeur ne dépassant pas 31 brasses.
L’équipage a lancé un appel de détresse (Mayday) à 18h40 heure de Mauritanie (20h40 en Espagne). À bord du navire se trouvaient 26 personnes, dont trois Espagnols.
Selon le capitaine d’un autre navire, 21 personnes ont pu être sauvées grâce au déploiement de trois radeaux de sauvetage. Elles ont été recueillies à bord de navires de pêche accourus sur le lieu du drame, comme le « Tafra 2 » et le « Rimbal 5 », ainsi que sur le navire-usine lui-même, avant d’être transférées au port de Nouadhibou. Parmi les survivants figurent les deux capitaines espagnols ainsi qu’un marin andalou. Le consul d’Espagne en Mauritanie a indiqué qu’ils se trouvaient en bon état.
Les cinq disparus sont tous des marins mauritaniens, et les estimations laissent penser qu’ils pourraient être coincés à l’intérieur de l’épave. Les rescapés se trouvent actuellement à Nouadhibou, accompagnés par les partenaires locaux de la société, tandis que les recherches et les opérations de sauvetage se poursuivent autour du lieu du naufrage.
Il convient de rappeler que le « Tafra 3 » est à l’origine le navire « Playa de Loureiro », long d’environ 35 mètres, qui appartenait auparavant à l’Association nationale des navires congélateurs de pêche de céphalopodes (ANACEF), avant d’être transféré en 2021 vers les zones de pêche mauritaniennes.



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