La leçon Sénégalaise

Nous assiste aujourd’hui à une séquence politique majeur au Sénégal . Les événements de ces derniers jours dépassent  largement les frontières d’un simple changement institutionnel ou d’une alternance politique. C’est l’expression profonde d’un peuple qui refuse la résignation, d’une jeunesse qui refuse l’immobilisme, et d’une nation qui nous rappelle qu’aucun pouvoir n’est éternel face à la volonté populaire.

 

L’ascension politique d’Ousmane Sonko, aujourd’hui porté à la tête de l’Assemblée nationale , symbolise bien plus qu’une victoire personnelle. Elle représente la consécration du combat d’une jeunesse sénégalaise déterminée à prendre en main le destin de son pays.

 

Le Sénégal est en train de nous donner une leçon de démocratie d’une portée historique.Dans une sous région trop souvent marquée par les confiscations du pouvoir, les transitions verrouillées, les oppositions divisées et les jeunesses marginalisées . le peuple sénégalais démontre qu’il existe encore des nations capables de faire triompher l’espérance sur la peur, la mobilisation citoyenne sur la fatalité, et la volonté populaire sur les calculs des appareils politiques.

 

cette maturité démocratique s’est construite grâce à une jeunesse extraordinairement engagée, qui n’a pas seulement revendiqué un changement de dirigeants. Elle a revendiqué une transformation profonde de la manière de gouverner,Elle réclame davantage de justice sociale, de transparence, de souveraineté économique, de respect pour les aspirations populaires.

 

Le message transmis est clair , l’avenir appartient à la jeunesse , car Aucun régime ne peut durablement survivre contre son peuple,Aucun système ne peut éternellement ignorer les aspirations d’une majorité jeune, consciente, connectée au monde et décidée à participer pleinement à la construction nationale.

 

la démocratie n’est jamais offerte par les puissants ; elle est imposée par la conscience collective d’un peuple debout .Cela doit être compris par tous les pouvoirs qui s’accrochent à leurs privilèges en pensant que la lassitude populaire finira par étouffer les aspirations au changement .il doit être compris également par tous ceux qui considèrent encore la jeunesse comme une force secondaire, qu’elle constitue aujourd’hui la principale énergie politique, sociale et intellectuelle de beaucoup pays .

 

Les Mauritaniens , doivent s’inspirer de la leçon Sénégalaise .Notre jeunesse qui représente l’écrasante majorité du peuple, demeure encore peu représentée dans les centres de décision, insuffisamment écoutée, peu ou pas impliquée dans l’élaboration des grandes orientations nationales.Or, aucun pays ne peut construire son avenir en marginalisant sa propre jeunesse.

 

Notre pays traverse aujourd’hui une période difficile, marquée par de profondes frustrations sociales, économiques et politiques. Beaucoup de citoyens ont le sentiment d’un pays bloqué, d’un système incapable de répondre aux attentes populaires, d’une gouvernance qui peine à produire l’espoir nécessaire pour mobiliser les énergies nationales.

 

Face à cette situation La jeunesse mauritanienne doit comprendre qu’elle n’est pas condamnée à subir l’histoire ,elle peut l’écrire . Elle peut imposer le débat démocratique,la transparence, le renouvellement politique, une nouvelle vision de l’État fondée sur la compétence, la justice et l’intérêt général,Mais cela exige une prise de conscience collective. C’est pourquoi,L’avenir n’appartiendra qu’aux générations qui ont encore la capacité de rêver, d’innover, de rassembler et de reconstruire.

 

Un peuple éveillé reste toujours plus puissant que les mécanismes de conservation du pouvoir et c’est la la plus grande leçon . quand une jeunesse décide enfin de devenir actrice de son destin, aucune force ne peut durablement arrêter le mouvement de l’histoire

Lebatt Ould Mayouf

ثلاثاء, 26/05/2026 - 13:29