Budget 2027 : une baisse de 25 % des subventions et transferts, quel impact sur les ménages

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit de ramener les dépenses de subventions et de transferts à 17,84 milliards d’ouguiyas nouvelles, soit une baisse de 25 % par rapport à 2026. Cela représente une réduction de près de six milliards d’ouguiyas, que le gouvernement relie notamment aux prévisions concernant le soutien aux carburants.

Cette diminution intervient alors que les dépenses globales devraient progresser de 4 % et les dépenses d’investissement de 9,7 %. Le budget traduit ainsi une volonté de contenir les dépenses courantes tout en renforçant l’investissement public.

 

Une baisse qui mérite d’être précisée

 

Le recul annoncé concerne l’ensemble du poste « subventions et transferts ». Il ne signifie donc pas que chaque aide sociale diminuera de 25 %, ni que les prix des carburants augmenteront automatiquement.

L’exposé des motifs évoque principalement les perspectives de soutien aux hydrocarbures, sans détailler, dans le passage concerné, la contribution de chaque dispositif à cette réduction. Or, une baisse des dépenses liée à un recul des cours internationaux n’a pas les mêmes conséquences qu’une diminution du soutien public à prix inchangés.

 

 

Un scénario fondé sur le ralentissement de l’inflation

 

Le gouvernement prévoit que l’inflation moyenne passera de 7,5 % en 2026 à 3,3 % en 2027. Cette prévision repose sur une atténuation progressive des chocs extérieurs, accompagnée par les mesures des autorités.

Si ce scénario se réalise, la pression sur les dépenses de soutien pourrait diminuer. Mais une inflation plus faible ne signifie pas un retour aux anciens prix : elle indique seulement que leur hausse ralentit. Les ménages peuvent donc continuer à subir un coût de la vie élevé malgré l’amélioration des indicateurs.

 

 

Que se passera-t-il si l’énergie reste chère ?

 

Le projet reconnaît lui-même ce risque. La persistance des tensions au Moyen-Orient pourrait maintenir les cours de l’énergie à un niveau élevé, retarder le recul de l’inflation et accroître les besoins de subventions.

Le gouvernement pourrait alors devoir augmenter les crédits, réaffecter certaines dépenses ou laisser une partie du surcoût se répercuter sur les prix intérieurs, selon les choix retenus. Ces options auraient des effets différents sur les finances publiques, les programmes d’investissement et le pouvoir d’achat.

L’enjeu sera donc de préciser quels dispositifs seront concernés par la baisse et comment les ménages les plus vulnérables seront protégés. La réussite de cette orientation se mesurera à la capacité de réduire les dépenses tout en préservant l’accès aux biens et services essentiels.

 

جمعة, 06/11/2026 - 13:41