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L’AMI en panne/ Par Ely Abdallah

الأربعاء 10-07-2019| 21:30

Par Ely Abdellah

A l’occasion de leur 44 e anniversaire, les deux quotidiens de service public, sous l’autorité de Mint Sghaïr Ould M’barek, ont décidé de changer de look et aussi... d’imprimeur.
Ainsi, ces quotidiens en arrivent, pour la deuxième fois, en l’espace de 12 mois, à émigrer de l’Imprimerie Nationale et à « trouver » un autre imprimeur dans des conditions, jusqu’ici, jamais élucidées.
Sous le magistère de Mme Kadija Sghaïr M’barek, les relations entre l’AMI et l’Imprimerie Nationale se sont toujours dégradées au point de connaître deux ruptures, dont la plus récente, celle du 1er juillet 2019, a surpris tout le monde tant elle intervient dans un climat de relative entente entre les deux institutions. Mieux ou pis, elle s’est déroulée sans préavis aucun, sans conclusion préalable de marché avec la nouvelle imprimerie Al Mezaya appartenant, dit-on ici, au président de la Confédération du patronat, M. Zine El Abidine Ould Cheikh Ahmed. Du gré à gré le plus opaque que d’aucuns expliquent à leur façon.
Toujours est-il que l’Imprimerie Nationale, qui n’en revient pas de cette énième versatilité de Mint Sghaï Ould M’barek, se retrouve sans perspective de remboursement de l’ardoise due par l’AMI et qui se chiffre à la somme de 88 millions d’anciennes Ouguiyas.
Est-ce qu’il y a eu un contrat entre l’AMI et l’imprimerie Al Mezaya ? Si ce contrat existe, quel en est le contenu ? A-t-il été validé par la commission des marchés de l’Agence ou par la Commission Centrale des Marchés ? Les responsables et agents de l’AMI n’en savent rien, ce qui veut dire au moins que la commission de l’Agence n’a pas été consultée.
Tout ce qu’ils savent, c’est que les journaux paraissent désormais en 8 pages au lieu de 12 et qu’ils sont tirés en quadrichromie. C’est tout ce qui est connu à propos de ce marché, intervenant dans une conjoncture où l’AMI se retrouve dans le creux de la vague : des courts circuits d’ordre électrique, cette fois, ont plongé, jeudi 4 Juillet au soir, l’AMI dans l’obscurité et endommagé toutes ses lampes et son matériel informatique, y compris plusieurs parmi ses serveurs. Heureusement, cette panne n’a pas affecté le serveur-émission, ce qui aurait isolé les rares abonnés de l’Agence. Ce marché intervient aussi dans une conjoncture encore moins gaie, où l’Inspection Générale d’Etat vient d’épingler au moins un ancien DG de l’AMI, en l’occurrence El Moudir Ould Bouna, qui a été sommé de rembourser plusieurs millions d’Ouguiyas. Il intervient aussi au moment où une équipe de l’Inspection Générale des Finances n’a pas encore rendu les conclusions d’une récente mission à l’Agence de presse.
Tous ces faits montrent que l’AMI est en panne, en panne de gouvernance, en panne de ligne directrice pour ne pas dire de directrice tout court.
Est-il possible que cela continue comme çà sans que l’Agence ne court le risque de disparaître ? C’est ce que je redoute et, avec moi, tous les anciens de l’AMI qui l’ont connue pendant qu’elle était une institution viable.

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