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préoccupation sur l’impact environnemental et social du projet Grande Tortue/Ahmeyim

الاثنين 4-03-2019| 12:00

- Des experts indépendants expriment leur remarques graves émises par des (envoyées sous forme de lettre) sur l’évaluation de l’impact environnemental du Projet GAZ partagé par la Mauritanie et le Sénégal.

L’étude menée comprend de nombreuses lacunes et erreurs qu’il convient de corriger en toute URGENCE !! Les précieux écosystèmes concernés par la construction des infrastructures nécessaires à l’exploitation du GAZ - sont très fragiles et d’une importance capitale pour l’avenir de notre mer et de ses ressources.

Voici la traduction de la lettre :

Le dix-huit novembre 2018

À : British Petroleum
Mark Johnston,
Écologiste et Conseiller Technique du Groupe
S&RO, Environnement, Responsabilité Sociale & HSSE
BP plc, Lakeview, Chertsey Road, Sunbury-on-Thames
Middlesex, UK, TW16 7LN
Email : mark.johnston@uk.bp.com

Objet : Évaluation environnementale du projet Tortue/Ahmeyim aux larges des deux côtes sénégalaise et mauritanienne

Cher M. Johnston,

En qualité de scientifiques établis, ayant une connaissance profonde sur l’écosystème de la remontée des eaux en Mauritanie, nous tenons à vous exprimer notre profonde préoccupation au sujet de la qualité de votre étude sur l’impact environnemental et social (EIES) pour le projet Grande Tortue/Ahmeyim, projet de gaz au large de la côte sénégalaise et mauritanienne.

Nous avons des preuves solides que les infrastructures coïncident avec les habitats écologiques vulnérables . Bien que notre travail est cité dans votre liste de références, vous en ignorez les contenus les plus sensibles. Par conséquent, vos conclusions sur les impacts attendus sont fondamentalement fausses, et doivent être corrigées.

En outre, vous avez mal interprété les informations recueillies par votre propre étude de base dans la future zone de la pipeline/zone d’écoulement. Les photos prises avec un véhicule téléguidé montrent clairement la Lophelia pertusa vivante,que vous ne parvenez pas à reconnaître. La Lopheliaest classée par la Directive des Habitats (92/43/CEE) de la Commission Européenne, comme espèce de corail qui forme un récif créant un habitat sensible pour les ressources halieutiques - le pilier principal pour le développement durable des sociétés ouest-africaines. Une récente décision de la cour britannique a conclu que le Gouvernement britannique devrait considérer les zones d’eau profonde avec la Lopheliacomme zones spéciales de conservation. Les eaux mauritaniennes abritent le plus grand récif de corail d’eau froide dans le monde, qui très probablement s’étend aux eaux sénégalaises.

Nous regrettons également la mauvaise analyse de l’écosystème pélagique par votre l’EIES. La "liste rouge" de l’UICN n’est pas un bon indicateur pour mesurer la vulnérabilité à l’échelle d’un projet et une déviation des protocoles internationaux pour mesurer la sensibilité des zones marines aux polluants de surface comme le pétrole ou les condensats. L’importance de la région pour la survie d’espèces vulnérables devrait être considérée davantage. Par exemple, la région est un terrain essentiel d’hivernage pour de grandes populations d’oiseaux de rivage et d’oiseaux de mer. En cas de déversement, la survie de plusieurs espèces pourrait être menacée. Par exemple, plus de 30 pour cent de la population de fous de bassan (Morusbassanus), une espèce d’oiseaux marins nidifiant sur les îles britanniques en été,se trouvent au large de la côte mauritanienne en hiver. Des recherches récentes ont montré que la région accueille d’importantes populations d’oiseaux des régions néarctique, paléarctique, arctique et antarctique. Ces espèces migratrices utilisent la remontée d’eau le long du plateau continental mauritanien comme site d’alimentation saisonnier ou comme une halte- Et c’est, maintenant, la zone exacte choisie pour l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) et la pipeline/zone d’écoulement.

L’approche mal élaborée, fondée sur les écosystèmes, dans cette EIES, est particulièrement décevante compte tenu du fait que le consortium de sociétés impliquées dans ce projet de gaz, a financé une partie de la plus récente recherche sur les oiseaux et les cétacés. Ces études comprennent également des informations géo-référencées sur les interactions de recherche de nourriture entre les oiseaux de mer et les prédateurs, ce qui permet un approfondissement de l’analyse de la vulnérabilité écologique. Cette recherche vous permet de proposer un plan d’urgenceultra moderne en cas de déversement comme celui adopté dans la mer du Nord. Cependant, vous ignorez l’information la plus essentielle de ces études dans votre EIES. 

En outre, nous rejetons vos travaux et conclusions éco-toxicologiques . La méthode que vous avez utilisée est obsolète et n’est pas conforme aux normes d’OSPAR. Ces normes seront bientôt obligatoires pour les pays membres de la Convention d’Abidjan.

Enfin, nous tenons à signaler la dégradation avancée de cette éco-région marine en raison d’une pêche non durable, d’un développement rampant sur la zone côtière et en raison du changement climatique. Votre ESIA ne traite pas adéquatement les impacts cumulatifs du projet proposé dans le contexte de ces autres facteurs de stress environnementaux.

Nous vous exhortons donc à revoir cette évaluation en y incluant une analyse approfondie de la biodiversité et une étude des principaux facteurs de changement. Cette révision devrait être menée par des experts de renommée scientifique afin d’évaluer objectivement vos impacts.

La loi vous exige d’appliquerles meilleures techniques disponibles. Ceci n’est possible que par l’assimilation des meilleures connaissances environnementales disponibles. C’est ainsi seulement que vous pouvez évaluer les mesures et les techniques nécessaires pouréviteretatténuer lesimpacts de manière efficace. Une pleine reconnaissance de la vulnérabilité spécifique de cet écosystème productif vous permettra aussi d’identifier des projets derestaurationet decompensation desimpacts résiduels.

Nous avons une volonté réelle d’aider votre entreprise dans l’accomplissement de son engagement à mener une bonne gestion, visant à induire unimpact positif netsur la biodiversité. Même si l’histoire du pétrole et du gaz en Afrique est liée à la corruption et à une catastrophe écologique, consacrant des théories telles que le "paradoxe de l’abondance" "ou "la malédiction du pétrole", la Mauritanie et le Sénégal vous fournissent un grand potentiel pour prouver le contraire. Des organismes pour la transparence financière ont été mis en place et la biodiversité marine en Mauritanie est parmi les plus étudiées dans le monde, permettant l’application des normes environnementales les plus strictes.

Par la planification de vos opérations avec soin et attention, en faisant bon usage des sciences écologiques, vous renforcez la capacité des gouvernements hôtes d’imposer des normes scientifiques de gestion environnementale à d’autres usages de la mer, telle que la pêche, par exemple. 

En attendant, nous vous demandons le retrait de cette EIES et sa reprise selon les meilleures connaissances disponibles. Nous recommandons également aux gouvernements de s’abstenir d’examiner tout projet proposé dans ce cadre tant que les insuffisances de cette EIES ne sont pas corrigées.

Cordialement,

Dr Ana Ramos,
Scientifique principal à l’Institut espagnol d’océanographie à Vigo,
Une Radio crecer 50˗52, Faro
36390Vigo, Espagne
e-mail : ana.ramos@ieo.es

Prof. Dr. Fran Ramil,
Professor de Zoology à l’Université de Vigo
Université de Vigo, Campus Lagoas˗Marcosende,
36310 Vigo, Spain
e-mail : framil@uvigo.es

MSc.Eva Garcia Isarch
Scientifique principal à l’Institut espagnol d’océanographie à Cadiz
Puerto Pesquero, Muelle de Levante, s/n,
11006 Cádiz, Spain
e-mail : eva.garcia@ieo.es

MSc. Lourdes Fernández-Peralta
Scientifique principal à l’Institut espagnol d’océanographie à Malaga
Puerto Pesquero s/n
29640 Fuengirola, Spain
e-mail : lourdes.fernandez@ieo.es

Prof. Dr. André Freiwald,
Directeur de la Recherche Marine,
Institut Senckenberg
Südstrand 40,
26382 Wilhelmshaven, Allemagne
e-mail : andre.freiwald@senckenberg.de

Dr. Lydia Beuck,
GIS specialist Marine Research
Institut Senckenberg
Südstrand 40, 26382 Wilhelmshaven, Germany
e-mail : lydia.beuck@senckenberg.de

Dr.Kees Camphuysen
Expert en écosystèmes de pélagique et en écologie des oiseaux de mer
e-mail : kees.camphuysen@nioz.nl 

Msc.Wim Mullié
Expert en éco-toxicologie marine
e-mail : wim_sen@yahoo.fr

Prof.Richard Steiner
Scientifique Marin, ancien Professeur à l’Université d’Alaska
Anchorage, Alaska, US.
e-mail : richard.g.steiner@gmail.com

MSc. Sandra Kloff
Biologiste Marin et expert en science de sensibilisation
Alcaidesa, Spain
e-mail : srkloff@hotmail.com

cc : CEO BP Mr. Robert Dudley
BP Mauritania
BP Senegal
SMHPM
Petrosen
DEEC Ministère de l’Environnement- Sénégal
DCE Ministère de l’Environnement -

 

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