Washington refuse que l’Onu soutienne le G5 Sahel

السبت 26-05-2018| 14:30

La demande formulée, le 23 mai, au conseil de sécurité pour conférer un mandat renforcé à la force G5 Sahel et des moyens logistiques supplémentaires a été refusée par les États-Unis. Ces derniers ont plaidé pour des soutiens bilatéraux et multilatéraux tout en considérant que l’accord d’Alger était une plateforme pour la résolution de la crise.
Washington a de nouveau rejeté la demande du secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sidikou, de doter cette force conjointe d’un mandat onusien renforcé, et des ressources nécessaires, pour mener à bien sa mission.

Le refus a été signifié, lors d’une réunion sur la paix et la sécurité en Afrique au conseil de sécurité de l’Onu, par la représentante des États-Unis Amy Noel Tacho, le 23 mai. La diplomate a considéré que l’accord d’Alger était une base efficace pour résoudre la crise dans la région.

Washington a de nouveau rejeté la demande du secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sidikou, de doter cette force conjointe d’un mandat onusien renforcé, et des ressources nécessaires, pour mener à bien sa mission.

Le refus a été signifié, lors d’une réunion sur la paix et la sécurité en Afrique au conseil de sécurité de l’Onu, par la représentante des États-Unis Amy Noel Tacho, le 23 mai. La diplomate a considéré que l’accord d’Alger était une base efficace pour résoudre la crise dans la région.

« Il faut rappeler notre position de principe concernant une autorisation au titre du chapitre 7 [de la Charte des Nations unies, ndlr] relative à un mandat du Conseil de sécurité ou un recours à des fonds mis en recouvrement, nous n’acceptons aucune proposition allant dans ce sens », a déclaré la diplomate américaine, citée par l’Algérie Presse Service (APS).

Région du Sahel
CC0 / 3DMAN_EU
L’accord d’Alger reste-t-il le meilleur instrument pour résoudre la crise au Sahel ?
Et pour répondre à la question du renforcement des moyens financiers et matériels de la force G5 Sahel, Mme Tacho a défendu le principe d’« une combinaison de soutiens bilatéraux et multilatéraux ». À cet effet, elle a rappelé que son pays avait fourni « depuis 2012, une importante aide de 822 millions de dollars aux cinq États membres du groupe, dont 60 millions de dollars annoncés en octobre dernier pour appuyer le déploiement fructueux de la force ».
Abondant dans le même sens, la diplomate a évoqué l’accord technique conclu entre l’Onu, l’Union européenne et les États membres du G5 Sahel, en décembre 2017. Ce dernier régit le soutien opérationnel et logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), à la Force conjointe du G5 Sahel. « La MINUSMA n’a pas les capacités d’assumer des responsabilités supplémentaires, alors qu’elle s’efforce de se protéger elle-même et d’exécuter son mandat », a déclaré la responsable américaine.

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